Asthme journée mondiale 2018

le 30/04/2018

Un constat à faire :

Il y a plus de 4 millions d’asthmatiques en France. (6,7% de la population et 9% des enfants).

Il s’agit de la première maladie chronique de l’enfant. L’asthme provoque encore 1 000 décès par an chez les moins de 65 ans.

Le coût de cette maladie pour la société est important car elle est responsable de 600 000 journées d’hospitalisation et de 7 millions de journées d’arrêt de travail par an.

Une cause allergique est retro

Les effets !

Le mot le plus utilisé est « oppression ».

L’asthmatique en crise a des difficultés à inspirer et surtout à expirer l’air contenu dans ses poumons, comme s’il respirait au travers d’une petite paille. Un sifflement accompagne cette gêne et témoigne du rétrécissement de ses bronches. L’air est emprisonné dans la poitrine, le thorax est bloqué. Cette sensation s’accompagne d’une toux irritante et quelquefois d’un sentiment d’anxiété.

Le ressenti !

Lors de certaines circonstances dont nous avons parlé, l’asthmatique ressent une oppression du thorax, une respiration sifflante, une toux et un essoufflement quelquefois angoissants. Que se passe-t-il alors dans ses poumons ?

Normalement, lors de l’inspiration, l’air est amené dans les alvéoles pulmonaires pour apporter au sang et aux cellules l’oxygène dont nous avons besoin. Il y est conduit par un système de tuyaux (la trachée et les bronches) entourés de muscles (comme des lacets).

Le conduit le plus gros qui va du larynx aux bronches est la trachée. La trachée se divise en deux bronches-souches droite et gauche et chacune de celles-ci se divise encore plusieurs fois et devient de plus en plus étroite.

Chez une personne en bonne santé, les bronches restent suffisamment ouvertes pour permettre une inspiration et une expiration libres et faciles, ne demandant aucun effort particulier.

Lorsqu’une crise est déclenchée par les différents facteurs dont nous avons parlé (allergie, irritations, infection virale), il se produit une contraction des muscles et une inflammation plus ou moins importante à la surface des bronches, ce qui engendre un rétrécissement des voies respiratoires. L’air ne passe plus que difficilement.

Un gêne occasionnelle ou persistante

Certains asthmes sont déclenchés occasionnellement dans des conditions bien précises : lieux de travail, contact avec un animal, promenade à la campagne au moment où les pollens sont dans l’air. Il s’agit d’un asthme intermittent.

Dans d’autres cas l’asthme est présent tout au long de l’année. Il est alors persistant et plus ou moins sévère. Les causes en sont souvent multiples.

Quel que soit le mécanisme de déclenchement, l’asthme est reconnu aujourd’hui comme une maladie inflammatoire : d’où l’importance des médicaments anti-inflammatoires dans le traitement quotidien de l’asthme et pour guérir des crises aigues.

Dans l’état actuel de nos connaissances sur la maladie, on ne peut pas parler de guérison définitive. Mais la vie des asthmatiques a été transformée grâce aux progrès très importants de son traitement depuis 30 ans. Il existe actuellement des médicaments efficaces qui permettent un contrôle total des signes de l’asthme. Un asthmatique doit pouvoir vivre normalement s’il est bien suivi et bien traité.

A quel moment survient-il ?

L’oppression, le sifflement et la toux de l’asthmatique sont de fréquence et d’intensité variables.

Les crises peuvent être de courte durée ou persister plusieurs jours. Dans ce cas il s’agit alors d’une  » attaque d’asthme « . Ces manifestations peuvent être liées à des facteurs déclenchants précis, ou apparaître sans raison évidente.

Entre les crises, un essoufflement peut persister et chez certains asthmatiques, souvent les plus âgés, il peut devenir permanent et plus ou moins intense. On parle alors d’asthme persistant. Il s’agit alors d’un « asthme à dyspnée continue ».

Ses raisons?

L’asthme est dû à une sensibilité exagérée des bronches à plusieurs facteurs. On parle  « d’hyperréactivité bronchique non-spécifique ». Cela explique qu’une crise puisse survenir dans différentes situations :

  • Contact avec un allergène : acariens, pollens, animaux…
  • Inhalation de substances polluantes : fumées, gaz d’échappement, bombes aérosols, peintures…
  • Viroses : un simple rhume peut provoquer au bout de quelques jours d’évolution l’apparition d’une crise.
  • Prise de certains médicaments : aspirine ou anti-inflammatoires non stéroïdiens, médicaments contre l’hypertension, certains collyres…
  • Ingestion d’un aliment : une allergie alimentaire peut provoquer une véritable crise d’asthme.
  • Le stress.

Ces différents facteurs interviennent en proportion variable d’un sujet à l’autre. Chez une même personne, ils peuvent également intervenir en proportion variable en fonction de l’évolution de l’asthme.

« Le stress est-il responsable de mon asthme ? » est une question souvent posée par les asthmatiques. Il est réel que l’anxiété, le stress et les soucis peuvent aggraver un asthme existant, mais n’est pas asthmatique qui veut et l’asthme n’existe pas exclusivement dans la tête !

Il existe une variation naturelle de l’asthme qui coïncide avec notre rythme du sommeil. Il est plus important aux premières heures du jour (entre 3 et 5 heures du matin). L’asthmatique est alors réveillé par des quintes de toux ou une respiration sifflante. Il peut aussi être oppressé au lever, même si le sommeil n’a pas été perturbé. C’est en milieu d’après-midi que l’asthmatique se sent le mieux.

L’activité physique est un des facteurs déclenchants de l’asthme, particulièrement chez l’enfant et l’adolescent. En effet, une crise peut apparaître à la suite d’un effort intense et peut durer un quart d’heure ou plus. Cet asthme dû à l’exercice est plus intense quand l’air frais est froid et sec, et qu’il est respiré par la bouche.uvée chez 70 à 80 % des adultes asthmatiques et chez 95 % des enfants atteints.